Jean-René Bernaudeau et Vincent Lavenu n’en ont pas cru leurs oreilles. Les directeurs sportifs des futurs Bouygues Télécom et d’AG2R ont appris, mercredi, que leur équipe n’était pas retenue par la commission des licences de l’Union Cycliste Internationale. Un coup de tonnerre dans le ciel du peloton français qui ne compte pour l’instant que trois formations (Cofidis, Crédit Agricole et FDJeux.com) dans le futur UCI Pro-Tour, circuit qui regroupera les meilleures courses du cyclisme international l’an prochain.
Des candidatures de qualité
Persuadées d’avoir rempli les conditions financières et sportives nécessaires pour intégrer l’UCI Pro-Tour, les deux formations recalées ne comprennent pas la décision de la toute puissante commission des licences. «J’aurais bien aimé qu’on prenne la peine de m’expliquer pourquoi notre équipe n’a pas été retenue », confiait un Jean-René Bernaudeau dubitatif au quotidien L’Equipe, jeudi. Car les interrogations du quadruple vainqueur du Midi Libre sont justifiées.
Un choix discutable
Davitamon-Lotto, Fassa Bortolo, Liquigas et Euskatel. Voici les quatre équipes qui ont décroché leur sésame pour l’UCI Pro-Tour, mercredi. Si les deux premières méritaient amplement leur intégration au sein de l’élite au vu de leurs résultats et de leur effectif de qualité (Petacchi, Pozzato, Cancellara pour l’équipe italienne, McEwen, Van Petegem chez les Belges), les qualifications de Liquigas et Euskatel, impliquées dans des histoires de dopage ces dernières années, peuvent laisser songeur. Bouygues Télécom et AG2R, dont la politique en la matière fait désormais la part belle à la transparence, n’avaient rien à envier à leurs homologues italiens et basques sur le plan sportif. Les performances de Thomas Voeckler et de l’équipe Brioches La Boulangères lors du dernier Tour de France en sont la preuve.
Optimistes en début de semaine, les deux formations sont donc désormais dans l’attente. Le 6 octobre prochain, la commission attribuera le dernier billet pour l’UCI Pro-Tour. Et la concurrence sera rude pour Bouygues Télécom et AG2R puisque des équipes de renom (Saeco, Kelme) joueront, comme elles, leur survie au plus haut niveau. En attribuant que18 places au sein du Pro-Tour, Hein Verbruggen, patron de l’UCI, sait qu’il y aura de la casse parmi les recalés mais cet élitisme est, selon lui, le meilleur moyen d’assurer l’avenir du cyclisme professionnel. Et tant pis pour les formations de talent dont Bouygues Télécom et AG2R qui seront contraintes de rouler en deuxième division l’an prochain.
Ca craint !!!!